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Le taux du jour pourrait dépasser plus de 2600 FC pour 1 USD durant les prochains mois, prédit Matata Mponyo

La crise liée au Coronavirus dépasse de très loin la crise sanitaire elle-même au point qu’il faille appliquer des mesures rigoureuses pour sauver l’économie congolaise. C’est ce qui ressort de la revue scientifique Congo Challenge, publiée lundi 20 juillet à Kinshasa, qui revient sur l’économie congolaise en 2020 frappée par les effets de la Covid-19.

L’éditeur de cette revue, le Sénateur Augustin Matata Mponyo, estime que le gouvernement doit sans tarder réduire le train de vie des institutions, notamment en réduisant la taille de l’équipe gouvernementale et investir dans le secteur productif comme l’agriculture industrielle pour sauver l’économie nationale.

En en croire le responsable de la rédaction de cette revue scientifique, suite à la Covid 19, la RDC ne pourra mobiliser d’ici la fin de cette année, que 3 milliards de dollars sur les 11 milliards projetés dans le budget 2020. Il redoute donc la dévaluation accrue de la monnaie nationale durant les prochains mois où le taux du jour pourra même dépasser plus de 2600 FC pour 1 dollar américain.

Il plaide également pour la mise en œuvre urgente des mesures rigoureuses qu’il propose pour sauver l’économie congolaise.

Pour Augustin Matata Mponyo, la nécessité de voter un collectif budgétaire et de réduire sensiblement la taille de l’équipe gouvernementale s’avère capital.

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Nord-Kivu : la cour militaire opérationnelle de Goma renvoie à vendredi l’audience consacrée au procès Tcheka, NDC

La cour militaire opérationnelle de Goma a renvoyé à vendredi 7 août l’audience consacrée au réquisitoire du ministère public ainsi qu’à la plaidoirie de la partie civile et de la défense dans le procès Ntabo Ntaberi Tcheka, pour diverses causes dont l’obscurité dans la salle, mais aussi l’absence manifeste à l’audience de l’Etat congolais civilement responsable dans la présente cause.

L’audience avait pourtant démarré en fin de la matinée de lundi 3 août avec la plaidoirie de la partie civile représentée par une dizaine d’avocats.

Dans leur plaidoirie, ces avocats qui se sont succédés sur la barre, ont commencé a retracé l’historique du mouvement de Nduma defense of Congo, (NDC) crée par le prévenu Ntabo Ntaberi Tcheka au mois de juillet 2007 et dont le premier quartier général était installé dans une localité du territoire de Walikale communément appelé KIRUMBA.

Ils ont aussi démontré la planification des attaques et pillages de plusieurs localités dans le territoire de Walikale.

Dans la première partie de sa plaidoirie, la partie civile, a démontré largement et sans équivoque, la planification, les attaque ainsi que les pillages mené dans quelques cités commerciales du territoire de Walikale parfois par le NDC de Tcheka seul ou en coalition avec les rebelles hutus rwandais de FDLR sous le commandement de Seraphin Nzitonda Habimana, alias Lionceau.

Il s’agit notamment des attaques, pillages et incendies des maisons perpétrés dans les cités de Luvungi, Mubi et Pinga par exemple en date du 30 juillet au 02 août 2010 où plus de trois femmes auraient été violées par les hommes de Tcheka et de Seraphin Nzitonda.

Dans le deuxième volet de leur plaidoirie, ces avocats, ont pu démontrer la responsabilité de Tcheka et de Seraphin Nzitonda dans ce qu’ils ont qualifié des scènes de crimes commises entre 2007 et 2017.

Ils ont cité entre autres, de cas des meurtres, d’incendies des villages, de cas de viols, de l’esclavage sexuel, d’ enrôlement d’enfants ainsi que des mutilation de cadavres présumés tels que présentés par la partie civile.

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Kinshasa : 122, ligne verte de nouveau opérationnel pour dénoncer les violences faites aux femmes

La conseillère spéciale du Chef de l’Etat en matière de la jeunesse et de lutte contre les violences faites à la femme, Chantal Mulop, a remis en service, lundi 3 août à Kinshasa, la ligne verte (le 122). Cette ligne a été créée pour permettre aux femmes et filles victimes de violences sexuelles et d’autres formes de violences faites à la femme de dénoncer les actes dont elles ont été l’objet.

Pour le conseiller en charge des questions de genre au Bureau de la Conseillère spéciale, Gobi Kinkufi, cette ligne verte qui n’était plus opérationnelle depuis plus d’une année, est ouverte dans tous les réseaux des téléphonies mobiles que compte la RDC.

« Lorsqu’une femme est victime de violence sexuelle ou même de toute autre forme de violence faite à la femme, elle appelle le numéro 122, selon le réseau qu’elle utilise parmi les quatre réseaux. Alors, une fois qu’elle appelle le numéro 122, elle sera reçue par des opérateurs qui ont été suffisamment formés pour cela”, a expliqué Gobi Kinkufi.

A travers cette ligne, la victime va relater le problème qu’elle vient de connaitre, et les opérateurs de téléphonie mobile vont l’orienter selon le milieu où elle se trouve.

“Parce que nous avons la prise en charge psychologique, nous avons la prise en charge juridique, nous avons la prise en charge médicale. Alors, la prise en charge dépendra du besoin que la victime exprime”, a ajouté M. Kinkufi.

Pour lui, le service d’accueil est opérationnel 24h/24 :

» La victime appelle à tout moment parce que la ligne verte est opérationnelle 24 heures sur 24. Et les dispositions sont prises de telle sorte que les opérateurs se relayent. Donc, c’est une ligne qui ne sera jamais fermée ».

Cette ligne initiée en son temps par l’actuelle présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, vient ainsi d’être relancée grâce au concours logistique du Fonds des Nations unies pour la population et du Bureau conjoint aux droits de l’homme.

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Nord-Kivu : les FARDC récupèrent 2 villages occupés par les Maï- Maï dans le territoire de Lubero

Les FARDC ont récupéré les villages Mabuo et Bududia, dimanche 2 août, dans le secteur de Bapere en territoire de Lubero. Ces villages  ont été occupés pendant plusieurs jours par des Maï-Maï de l’Union des Patriotes pour le Libération et le Développement (UPLD), du leader milicien Luc Yabili.

La société civile locale qui salue la présence des militaires FARDC dans la zone, déplore les exactions commises par ces miliciens avant leur fuite. Ils ont pillé, violer des filles et femmes et causer mort d’hommes.

Des sources locales  indiquent que c’est depuis la nuit de vendredi 31 juillet que ces Maï-Maï ont quitté les villages de Mabuo et Bududia qu’ils ont occupé pendant plus de deux semaines.

Le weekend dernier, des militaires FRADC ont été déployés dans la zone.  Les mêmes sources précisent qu’après accrochage avec les forces loyalistes, ces Maï-Maï seraient rentrés dans la province de la Tshopo par la rivière Lindi.

La nouvelle est confirmée par le porte-parole intérimaire de l’opération SOKOLA,  le Lieutenant Antony Mwalushay.

La société civile du secteur de Bapere qui salue le déploiement des FARDC dans la zone,  déplore les exactions commises par ces Maï-Maï avant leur départ. Kakule Kagheni Samuel, président de cette structure citoyenne cite entre autres, le pillage systématique des biens des habitants, l’incendie de plusieurs habitations de Bududia, le rançonnement, le viol des femmes et des cas de torture. Il ajoute que deux corps sans vie des civiles ont été retrouvés dans la brousse. Ils auraient été tués par balle par ces miliciens pendant leur fuite.

Le president de la société civile locale indique que ces Maï-Maï ont également blessé plusieurs personnes à l’arme blanche dont une dame et un infirmier qui sont pris en charge à Mangurejipa chef-lieu du secteur.

Le chef du secteur de Bapere encourage les FARDC à déloger tous les groupes armés qui sèment la terreur dans cette partie du territoire de Lubero. Kombi Nepanepa promet de donner le bilan final de toutes les exactions après l’enquête menée dans la zone.

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RDC : trois raisons au recul du bénéfice de Rawbank en 2019

Après une bonne année 2018, le leader congolais a vu son bénéfice divisé par trois en 2019, malgré des revenus en nette hausse. Explications.

Le résultat net du premier groupe bancaire de RDC s’est porté à 7,4 millions de dollars en 2019, loin des 23,7 millions de dollars de l’année 2018.

Certes, 2018 avait été une année exceptionnelle, avec un taux de change stable et une très forte hausse des crédits à la clientèle (+61 %) comme du portefeuille d’investissements. Rawbank avait alors engrangé un produit net bancaire (PNB) d’environ 155 millions de dollars (+56 %), pour un bénéfice qui avait quadruplé.

Les performances de l’année 2019 ont été elles plus contrastées.

L’impact du taux de change

« Nous avons plutôt bien fonctionné compte tenu des événements, sur des variables comme les dépôts, l’encours crédit ou le total des actifs », indiquent à Jeune Afrique les équipes de Rawbank, dont le bilan a progressé de 27 % à 2,13 milliards de dollars courants à la fin 2019.

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RDC: les juges Kilomba et Ubulu refusent de quitter leur siège à la Cour constitutionnelle

Plusieurs de dizaines de hauts magistrats ont prêté serment devant le président Félix Tshisekedi mardi 4 août. Cette cérémonie s’est déroulée en l’absence de responsables de plusieurs corps constitués issus de la coalition pro-Kabila, comme les présidents des deux chambres du Parlement ou le Premier ministre qui avait protesté contre les ordonnances présidentielles. Mais l’absence qui a été la plus commentée, c’est celle des juges Noel Kilomba et Jean Ubulu, issus de la Cour constitutionnelle et qui avaient été nommés à la Cour de cassation par ordonnance présidentielle. Ces deux juges refusent de quitter leur poste. Pourquoi ?

Les juges Noel Kilomba et Jean Ubulu ont expliqué leur position à Félix Tshisekedi dans une lettre datée du 27 juillet qui a circulé hier sur les réseaux sociaux et dont RFI a pu confirmer l’authenticité. Ils ont assuré ne pas avoir été consultés avant leur mutation et justifient de garder leur poste en évoquant des motifs liés au statut particulier de juge constitutionnel, mais liés aussi à la forme de l’ordonnance présidentielle. Les deux magistrats estiment ne pas avoir achevé leur mandat. Les membres de la Cour, rappellent-ils, devraient être remplacés tous les trois ans, par tiers et par tirage au sort.

C’est la même position défendue par le FCC de Joseph Kabila qui dénonce un passage en force de Félix Tshisekedi, faute de consultation en bonne et due forme du Conseil supérieur de la magistrature. Et c’est ce qui exaspère dans les rangs du parti présidentiel. Pour Me Peter Kazadi de l’UDPS, les deux juges ont bien été consultés mais ils ont décidé « de défier » l’autorité du Conseil supérieur de la magistrature qui aurait bien proposé leur remplacement, mais aussi l’autorité du président lui-même qui les a nommés.

Dès lors, pour Me Kazadi, une procédure disciplinaire s’impose. L’ancien juge constitutionnel Eugene Banyaku Luape explique lui avoir été dans la même situation que les juges Kilomba et Ubulu de conflit avec l’autorité, à l’époque Joseph Kabila, mais avoir eu « l’élégance de démissionner ». « C’est une question politique plus que juridique », commente cet ancien membre de la Cour.

À noter que, sous la présidence de Joseph Kabila, depuis la création de la Cour constitutionnelle en 2013 et son installation en 2015, la procédure de remplacement par tirage au sort n’a jamais été employée.

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Ituri : plaidoyer pour une assistance aux 10 000 familles des sinistrés de Djugu, Mahagi et Irumu

Plusieurs familles restent sans abris dans les territoires de Djugu, Mahagi et Irumu dans la province de l’Ituri. Dans son rapport du mardi 4 août 2020, la société civile indique que plus de 10 000 familles sont à ce jour sans abri. Leurs maisons ont été détruites par des inondations des eaux du Lac Albert.

Beaucoup de matériels de pêches ont été endommagés par ces inondations, ajoute la société civile. Elle plaide pour une assistance aux sinistres qui sont sans abri et maquent de tout.

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